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Reconversion : “J’ai trouvé le métier manuel dont je rêvais”


Encore une fois un partage, article vu sur le site de https://www.myhappyjob.fr

Très bien détaillé, écrit et fondé.


Après les confinements, Rachel Normand a complètement perdu le sens de son métier de vendeuse. Elle a décidé de changer de vie et suit actuellement une formation de piqueuse en maroquinerie, pour le secteur du luxe.

Quand on rencontre Rachel Normand, dans la périphérie d’Angers, la quarantenaire a l’air épanouie. Ancienne vendeuse, elle a décidé de changer de vie suite à la crise sanitaire.

Un changement de trajectoire pour redonner du sens à son quotidien professionnel et retrouver une qualité de vie, notamment en terme d’horaires.

Elle raconte.

« Quand est arrivé le confinement de mars 2020, j’étais vendeuse dans une enseigne d’équipements de la maison. Je m’éclatais dans mon poste, avec une grande marge d’initiatives et des supers collègues.

Pendant quatre ans, j’ai pu conseiller des clients, choisir les produits que je mettais en avant dans mon rayon – pâtisserie-, animer des ateliers do it yourself…

Moi qui suis très manuelle, j’adorais ça !

Je m’occupais aussi des commandes et de la mise en place du magasin.

Je ne voulais pas refaire un burn-out

Le magasin, classé « non essentiel », a fermé plusieurs mois…

Avec cette crise sanitaire, l’enseigne a perdu beaucoup d’argent et a du penser à une réorganisation pour ne pas sombrer.

Je ne leur jette pas la pierre, c’est le cas partout je pense, mais personnellement, les contraintes sont devenues trop fortes.

Les horaires décalés, les samedis et jours fériés travaillés, et les injonctions à vendre plus ont pris le dessus sur mon plaisir au travail.

J’ai alors pensé partir. J’ai un parcours heurté, j’ai déjà fait un burn-out et je ne voulais surtout pas connaître ça de nouveau. J’ai alors commencé à réfléchir à autre chose.

J’ai d’abord monté une auto-entreprise de couture, aidée par mon employeur d’ailleurs, tout en sachant que ça ne me ferait pas vivre.

Un jour, ma belle-mère a vu une annonce dans le journal : une entreprise de la région cherchait des piqueurs en maroquinerie, pour le secteur du luxe.

Avec une formation professionnelle de six mois financée.

Une réunion était organisée quatre jours plus tard.

Il y a des signes dans la vie je crois !

Je suis allée à la réunion à Pôle Emploi, j’ai passé des tests, et j’ai été retenue en entretiens.

J’ai alors démissionné, et changé de voie !

Mon nouveau métier me redonne du plaisir à travailler

Depuis janvier, je suis donc devenue piqueuse, pour fabriquer des sacs de luxe, chez un sous-traitant familial. J’apprend un nouveau métier. Je viens de terminer la « préparation opérationnelle à l’emploi », et commence désormais un contrat de professionnalisation d’un an.

Pendant les six mois de formation, je n’avais qu’une allocation.

Mais je le savais, et j’avais fait ce choix. Je ne regrette pas du tout.

Je crois que le magasin où je travaillais aurait de toutes manières opéré des changements d’organisations, même si sans le Covid ils auraient certainement été un peu plus lents.

Aujourd’hui, je travaille de mes mains, d’une manière très artisanale, et avec une exigence énorme. Je ne mets que 10 minutes à venir au travail, contre trente auparavant.

On fait du covoiturage avec quelques collègues. Et j’ai tous mes weekend de libres ! Avec trois enfants, même s’ils sont grands, c’est appréciable !

Avec les filles avec qui j’ai suivi la formation, ça se passe aussi très bien.

Je dois encore me perfectionner dans mon métier, et j’espère un jour pouvoir évoluer, car les salaires sont bas et que j’ai de l’ambition.

Mais ce nouveau métier me redonne du plaisir à travailler. Travailler de mes mains a toujours été un rêve.

A 43 ans, j’y suis !

On passe tellement de temps au travail que c’est vraiment important de s’y sentir bien : ça influe sur tout le reste, j’en sais quelque chose. »


Alors, et vous, vous prenez du plaisir à travailler ?

Et si vous réfléchissiez à votre bien-être professionnel ?

Réaliser un bilan de compétences ou une VAE, ne veux pas forcément dire "changement de métier", mais c'est une étape, une réflexion...


À très vite,


Sandra

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